Coopérative numérique Corse
Une parenthèse sur le brainstorming

Une parenthèse sur le brainstorming

Why brainstorm suck ?

Dans la salle Trempolino en direct du Web2day, Eric Letarte concepteur en marketing digital directement venu de Québec nous intéresse aux méthodes d’idéation et trouve son public avec un titre assez évocateur Why brainstorm suck ?

La culture du brainstorming est née en 1939 avec Alex Osborn et a su devenir incontournable dans le processus créatif. Différents modèles sont développés dans lesquels nous retrouvons les principales théories ou toutes visent le même objectif : l’art de construire des ponts.

Dans son approche dite « classique », Eric nous suggère de sortir de son domaine d’expertise et du jargon afin de libérer les idées sans omettre celles qui semblent farfelues. Il évoque la théorie du cerveau plus créatif sous « influence » qui laisse la part belle aux délires. Enfin, il nous rappelle la phrase suivante qui nous permet de méditer sur les fondements mêmes de notre coopérative : « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! »

Au regard de son expérience sur différents projets, Eric Letarte constate différentes dérives du brainstorming et notamment le fait de « se concentrer sur la solution et oublier le problème ». À cela il nous liste les 4 péchés de l’idéation de groupe :

  1. La séduction de la 1re solution plutôt que du problème
  2. La pensée magique, les biais cognitifs de raisonnements
  3. L’orgueil, quand on refuse la critique
  4. L’amour de son prototype

Avec cette citation « The journey, not the destination matters », T.S. Eliot nous rappelle que le voyage importe plus que la destination.

Ainsi, il nous invite à découvrir ensemble d’autres manières génératrices d’idées à essayer au plus vite.

La méthode « Walt Disney »

Celle-ci repose sur trois personnes ou chacun endosse son rôle avec un rêveur, un réaliste et un critique. Elle se résume de la manière suivante :

  1. Le « rêveur » a une heure pour imaginer la solution idéale, sans limites et en dehors de toute notion de réalité
  2. Dans un autre lieu (il est très important de changer d’endroit) le « réaliste » tempère le rêveur.

Encore dans un espace différent, le « critique » soulève différents points. La pire des critiques est retenue et retourne dans la salle du « rêveur ». Il s’agit de répondre au pire problème du rêveur.

En savoir plus sur cette méthode :

Groupe Bouygues 

La méthode « sprint »

Celle-ci place notre cerveau en « junkie d’histoires », nous prenons une équipe et un lieu inspirant et en 5 jours nous appliquons la méthode de Google Venture.

  • Jour 1 : Comprendre le problème et son environnement
  • Jour 2 : Sketch des solutions (dessin d’une vingtaine de propositions)
  • Jour 3 : Choix des dessins
  • Jour 4 : Création du prototype (maquette écran ou codage)
  • Jour 5 : test des utilisateurs (obtenir 85 % de retour positif de 5 usagers)

En savoir plus sur cette méthode :

Elisabetta Giuliani

Paul Depré

Comme nous, je vous invite à tester ces méthodes de « brainstorming ». Le conférencier ne nous présente pas la « meilleure » pratique, mais nous convie à nous approprier celle qui nous parle le plus. Quoi qu’il en soit, elles demanderont de votre part engagement et « rigueur ». À vos projets et à bientôt !

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